À quoi sert un cabinet d’audit
Un auditeur contrôle de façon indépendante les états financiers d’une société et émet une opinion : les comptes donnent-ils une image fidèle de sa situation ? Son rapport rassure les actionnaires, les banques, les investisseurs et l’administration. L’équivalent français est le commissaire aux comptes.
Qui doit être audité à Maurice
Le Companies Act 2001 impose en principe la nomination d’un auditeur. Il prévoit une exception pour la « small private company », définie comme une société privée dont le chiffre d’affaires du dernier exercice est inférieur à 100 millions de roupies, qui ne détient pas de Global Business Licence et qui ne fait pas partie des entités d’intérêt public listées par le Financial Reporting Act. Les sociétés sous Global Business Licence, les sociétés publiques et ces entités d’intérêt public doivent donc nommer un auditeur.
Le cadre professionnel
L’audit légal est réservé aux professionnels inscrits au Mauritius Institute of Professional Accountants (MIPA) qui détiennent une licence du Financial Reporting Council (FRC). Le FRC, créé par le Financial Reporting Act 2004, délivre ces licences, contrôle la qualité des missions et sanctionne les manquements.
Les critères de choix
- La licence FRC de l’associé signataire.
- L’expérience du secteur : immobilier, tourisme, services financiers, sociétés sous Global Business Licence. Les risques à contrôler ne sont pas les mêmes.
- Le calendrier : date de remise du rapport compatible avec vos échéances légales et fiscales.
- L’équipe : nombre de jours prévus sur votre dossier et niveau des intervenants.
- L’indépendance : le cabinet ne doit pas tenir votre comptabilité.
- Les honoraires : lettre de mission écrite avec le périmètre et le budget.
Pour la tenue des comptes, voyez les expert-comptables. Pour une société internationale, l’audit se coordonne souvent avec la management company.